Je n’ai jamais vraiment aimé le chocolat. Toutefois, comme mon code génétique est programmé de manière à aimer le sucre, je pouvais en manger occasionnellement, sans réel plaisir, lorsque l’occasion se présentait. Hier, ma vie a changé quand j’ai gouté au chocolat de Philippe Pascoët.
Philippe Pascoët est maitre-chocolatier à Genève. Mieux encore, il a déjà remporté le titre de meilleur chocolatier à Genève, et le prix de l’excellence au Salon international du chocolat.
Hier, donc, j’ai eu une véritable révélation pour le chocolat dans sa boutique de Carouge, un quartier en banlieue de Genève. Non, je n’ai pas rencontré LE Philippe Pascoët, mais plutôt l’un de ses apôtres qui n’a pas été avare d’explications avec nous.
Les chocolats de Philippe Pascoët sont de vrais bijoux. Ce qui fait la force du chocolatier, ce sont les mariages audacieux de ses ganaches. Il leur instille des infusions de saveurs à rendre dingues nos papilles. Anis étoilée, fruit de la passion, basilic, plus d’une trentaine de saveurs sont proposées.
Moi qui n’aimais pas particulièrement le chocolat, je crois qu’on peut parler sans se tromper d’une épiphanie. Je me suis retenue pour ne pas dévaliser la boutique. Mais je devais surtout repartir avec le moelleux, un petit gâteau mi-cuit rien de moins que décadent. J’en frémis encore…
Je ne sais pas s’il s’agit de la vraie, mais le site de Elle propose, semble-t-il, la recette de moelleux de Philippe Pascoët. Je devrai la tester avant d’en corroborer la véracité. Quelle tristesse !
***
Avis aux soi-disant puristes du chocolat qui prétendent apprécier le chocolat noir à 80 %, parfois même 90 % de cacao : l’apôtre de Philippe Pascoët est catégorique : au-delà de 70 % de cacao, le chocolat est trop amer et il devient impossible d’en apprécier les arômes et les subtilités. Voilà qui est dit.
